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Cyclo Club St Péray Ardèche

Cyclo-Club St Péray

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Une section FFCT axée sur le cyclotourisme

Une section UFOLEP plus orientée vers la compétition

Les deux sections cohabitent dans la bonne humeur

Voir aussi :
http://monsite.orange.fr/cyclo-club.st-peray/
September 23

Week End Cévennes 13-14 septembre 2008

  Récit de C Garayt

 

Nous sommes 19  à nous retrouver ce 12 septembre à St jean du Gard. Certains ont profite de la journée pour faire du tourisme,d’autres pour aller rouler un peu vers le cirque de Navacelles d’autres sont arrivés plus tard avec parfois quelques ennuis automobiles.

Le samedi tout le monde  se retrouve pour le petit déjeuner…ou presque tout le monde car René et Monique Bourgin ne seront là que vers 8h 30

Par le col St Pierre nous roulons vers Le Pompidou. La route est belle , les paysages magnifiques mais le vent  se fait sentir…et si les routes ardéchoises ne sont pas plates celles des Cévennes n’ont rien à leur envier.  Rapidement  deux  groupes se forment avec le Mont Aigoual comme point de retrouvaille. Par les cols de L’Exil, de Solpérière, des Faisses  nous voilà au Mazet ou une petite vallée à l’abri du vent nous conduit au col de Perjuret.

Le ciel se couvre et le portable ne passe pas ! impossible d’avoir des nouvelles du second groupe. Il est midi  et  Jean Pierre Debeaud s’inquiète car c’est lui qui a  les affaires de Claudine. Peu après Perjuret   la pluie fait son apparition ,.lorsque soudain à la sortie d’un virage  nous voyons   Lucien  ( surnommé   Cannelle )tranquillement en train de manger. Etonnement sauf pour lui qui nous avait aperçu dans la montée du col.  S’étant retrouvé seul entre les deux groupes au sommet du col St Pierre il avait continué le circuit en décidant de couper entre le col des Faisses et le village de Vébron. Ainsi il s’était retrouvé seul   devant.

Repas pluvieux malgré  la protection des arbres .

Plus l’Aigoual approche plus il pleut ; Il fait 4 °,le vent est violent quant au brouillard  il limite la visibilité à quelques mètres aussi décidons nous de ne pas aller à l’observatoire et par Prat Peyrot nous entamons la longue descente vers Vallerauge. La route est comme nous…trempée et la prudence de rigueur. Arrêt café et là des nouvelles de l’autre groupe..Il est  au sommet de l’Aigoual  à la pause sandwich café ( Honte à nous qui avons coupé sans faire le sommet….)

Rassuré nous repartons par le col du Pas et les rattrapons  quelque kilomètres avant St Jean du Gard……Ils avaient décidé de descendre par un itinéraire un peu plus court. Et sous soleil retrouvé nous regagnons le gîte ou les randonneurs nous attendaient après un périple de 22 km  sans pluie.

Après le kir de Lucien c’est au restaurant la Treille qu’une table agréable nous accueille .

 

Dimanche 14   Il fait beau mais au départ les jambes sont un peu lourdes mais rapidement  la montée vers le D’Uglas  les réchauffent …Longue descente avant de remonter vers le col de La Croix des Vents et ses passages à 13 % pour enchaîner  avec les sympathiques 9 km menant  au col de la Baraque ou René (soit disant en petite forme ) profite de son avance pour manger …des mures. (45km fait 1000 de dénivelé ) . Une route vallonnée nous conduit au col de Pendédis  et au village du même nom et là , Christiane légèrement retardée suite a un saut de chaîne décide d’aller faire du tourisme vers le vol de la Jalcreste alors que nous filons tous vers le col de Pintigrade.  Inquiétude…mais heureusement après  ses 1 ou 2 km de solitude Christiane s’inquiète ,fait demi tour et retrouve André Romain parti à sa recherche 10 km de descente et voilà  St Germain de Calberte  et la vallée  qui nous ramène tranquillement à        St Jean du Gard. ou nous retrouvons nos marcheurs et la dure réalité qui veut qu’il nous faut …penser au retour

 

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Récit de JP Vergne

 

C’est avec le soleil que nous sommes arrivés dans un magnifique cadre de verdure ce vendredi 12 septembre. Nous avons été accueillis dans le village vacance de Ravel à 2 km de Saint-Jean-du-Gard, par un sympathique couple. Chacun d’entre nous a été affecté dans un gîte de 4 places très bien équipé. Après notre installation nous nous sommes donnés rendez-vous le samedi matin à 7 heures pour le petit déj.

 

Le samedi, à l’heure prévue tout le monde est là devant un copieux petit déjeuner. Après avoir pris le temps de s’équiper nous sommes prêts à partir à 8 heures quand un coup de téléphone annonce à Lucien l’arrivée imminente de Monique et René, 5 mn après un radio guidage les voilà. Nous attendons René qui a bien envie de venir avec nous. Un ¼ d’heure après nous sommes 14 à partir pour notre périple vers le Mont Aigoual par la corniche des Cévennes. Le soleil est là, la température encore douce, après 4 km de plat nous attaquons l’ascension du 1er col, le col de Saint-Pierre (597m), nous sommes vite en action et comme d’habitude les plus affûtés grimpent en tête et les autres derrière, à leur rythme. Quand nous retrouvons en haut du col de St Pierre nous décidons de faire 2 groupes et de nous retrouver pour déjeuner au Mont Aigoual, car le circuit à l’avantage de nous permettre de raccourcir l’itinéraire en plusieurs endroits.

Le 1er groupe (André, Christian, Jean-Pierre, René, Didier, Jean-Pierre, André) repart pour une succession de cols agrémentée par un fort vent qui tourbillonne au gré des vallées qu’il rencontre. Nous enchaînons par le col de l’Exil (705m), puis le col de Solpériere (1010m) précédé d’une imposante grimpée après Le Pompidou, le col des Faïsses (1026m) le col du Rey (992m) suivi par le 2ème groupe (Françoise, Christiane, Claudine, Daniel, Eliane, Bruno) Lucien entre les 2 groupes doit attendre le groupe 2. Nous grimpons ensuite le col de Perjuret (1010m). Avant de gravir les pentes du Mont Aigoual et au vu du mauvais temps qu’il doit faire là haut nous essayons de joindre le groupe 2, mais nous n’arrivons pas à établir de contact. Nous entamons donc l’ascension du Mont Aigoual sans aucune nouvelle de l’autre groupe.

Au bout de plusieurs hectomètres, à l’abord du brouillard, les premiers éléments du groupe sont surpris de voir en contrebas de la route, au milieu des sapins, vêtu d’un coupe vent jaune fluo, l’ours «Cannelle» que l’on croyait perdu, nous l’avons retrouvé. C’est notre ami Lulu, seul coiffé d’une chéchia blanche et qui désespéré se restaurait en bordure de ce bois. Après les embrassades, les explications et les commentaires nous cassons la croûte avec lui. La pluie se met à tomber, heureusement nous sommes à l’abri, pour le moment, sous ces grands arbres. Le repas est vite pris et nous reprenons, sans café ni demi pression, notre ascension. Le brouillard est de plus en plus épais et la pluie de plus en plus drue, nous ne voyons pas à 50 mètres devant nous. Nous arrivons comme cela à un croisement, à gauche le Mont Aigoual à 1 km et tout droit la route qui va directement à Valleraugue. Nous essayons de nouveau de téléphoner au groupe 2 mais en vain, personne ne répond, nous décidons donc d’aller à Valleraugue sans passer par le Mont Aigoual pris dans le brouillard et dans le vent qui ici souffle très fort et dans la pluie qui nous cingle (d’où l’expression les cyclistes sont cinglés…). Nous faisons une descente prudente sur un revêtement tout récent, le froid nous saisis, la pluie nous fouette. Nous nous arrêtons quand nous arrivons dans la plaine tous tremblants de froids, les muscles tétanisés. Il nous faut du temps pour récupérer et un bon café à Valleraugue. Un message nous apprend que le groupe 2 serait au Mont Aigoual. Nous décidons de l’attendre. Au bout de plusieurs dizaines de minute d’attente et après avoir consulté un automobiliste qui nous précise qu’il n’a rencontré aucun cycliste dans la descente, nous reprenons notre périple par le col du Pas (833m). C’est dur de repartir, ça couine, ça coince mais ça avance et nous nous retrouvons, après la descente de ce col, dans la vallée de l’Hérault qui nous mène vers Saint Jean du Gard, quand l’un de nous, l’œil aussi affûté que les jambes, aperçoit des cyclistes loin devant nous et pense qu’il s’agit d’une partie du groupe 2. Effectivement après une rapide course poursuite nous faisons la jonction avec le groupe 2 à 6 ou 7 km de Saint Jean du Gard, dans cette belle vallée, de nouveau sous le soleil. Les commentaires vont bon train, photos de nos retrouvailles et nous enfourchons nos vélos pour les derniers kilomètres.

Toutes nos aventures et aussi celles des randonneurs à  pieds seront au centre des discussions ce soir au cours du bon et copieux repas que nous prendrons à La Treille et il ne sera pas tard quand nous nous coucherons, car nos repartons demain matin, petit déjeuner à 7 heures, départ 8 heures, mais le parcourt prévu sera revu à la baisse parce qu’il faut libérer les gîtes avant 14 heures, ce qui nous arrange bien.

 

Le dimanche nous revoilà, malgré les cuisses un peu dures, prêt à repartir. L’effectif s’ est réduit, nous sommes 11 à partir pour l’ascension du col d’Uglas (539 m), ça couinait un peu dans la montée. Après le regroupement on va vers le col de la Baraque (631m) par Soustelle où l’on se paie un monstrueux raidillon jusqu’à la Croix des Vents, puis on enchaîne par le col de Pendedis (666m). Nous rejoindrons Saint Germain de Calberte en passant par le col de Plentigarde (783m) et retour sur le Gîte de Ravel, dans les délais, avec du beau temps, après 77 km de vélo.

Nous avons passer un bon week-end, malgré la pluie et le froid au Mont Aigoual, avec de beaux cols dans une belle région, de bons souvenirs et dans une bonne ambiance et des gens agréables. A la prochaine…

 

September 13

Récit de son troisième ironman d'Embrun par Agnès Roc

 
 
 
 
TRIATHLON D'EMBRUN 2008

Il est 3 heures du matin, le réveil sonne. Je me lève, prend un bon petit déjeuner. Je fais mes sandwich et prépare mes boissons. Un petit coup d'oeil sur mon sac pour voir si toutes mes affaires de sport y sont.
 
Il est 5 heures, j'entre dans le parc à vélo à EMBRUN. Il doit faire 10° et il tombe quelques gouttes. Le lac et les montagnes sont noirs, le ciel est chargé de nuages, mais le parc est bien éclairé, on y voit comme en plein jour. C'est calme, chacun s'affaire à ses derniers préparatifs. Il se remet à pleuvoir alors je mets mes affaires de vélo dans un sac poubelle, mes affaires de course à pied dans un autre, espérant bien les retrouver sèches, il y a des flaques de partout, une de mes vestes  m'échappe, trempée, mais j'ai prévu de la rechange. Il pleut toujours, le temps m'inquiète pour le vélo, puis je chasse cette idée de ma tête. Il y a mieux à faire, j'enfile ma combine, le bonnet et les lunettes. Il est temps de s'avancer, le départ de natation va être donné pour les  filles . Nous sommes 39. Nous avançons donc sous les encouragements du public, ça fait chaud au coeur. Je suis contente d'être là, ne suis plus stressée. Les entrainements sont finis, il n'y a plus de questions à se poser, ni de regrets à avoir, y-a plus qu'à...

Il est 6 heures - 10 c'est le départ pour les 3 km 800 de natation. L'eau doit être à 20°.  Il fait nuit noir, je perds de vue le canoë qui nous ouvre la voie, je confonds sa lumière avec celles des maisons ou autres éclairages autour du lac, je ne vois pas les bouées au loin, ni celle qui est surmontée d'un gyrophare, mais je connais le circuit par coeur et arrive à rester dans un peloton.

A 6 heures les hommes partent, ils sont 990. Au bout d'un moment les premiers nous rattrapent. J'appréhende un peu le reste de la course, ça fait du monde, on se croirait dans un banc de sardines. Je sens quelques bras appuyer sur mon dos. Je reste vigilante aux coups de pieds dans les lunettes ou dans le ventre. Je réussi à rester bien dans la trajectoire, j'avance bien, suis régulière, mes bras ne fatiguent pas. Tout d'un coup je réalise qu'il fait jour. J'en profite pour visualiser la  première transition, afin de perdre le moins de temps possible et de ne rien oublier et me décide sur quels vêtements finalement je vais prendre. Ca y est, je sors de l'eau, je commence aussitôt à ôter ma combine qui glisse plus facilement quand elle est gorgée d'eau, j'enlève mes lunettes puis le bonnet que je rends au passage aux bénévoles. Je cours à ma place, enfile un corsaire de footing car il fait froid  et par dessus mon cuissard vélo ( ma 1ère erreur, car dans les cols le cuissard  glisse et je dois le remonter souvent si je ne veux pas le retrouver aux chevilles) maillot vélo, manchettes, veste coupe-vent, chaussettes, chaussures vélo, dossard, casque, lunettes. Je m'en rendrai compte plus tard mais j'ai oublié de prendre mes gants (ma 2éme erreur). Je  me réhydrate et cours à côté de mon vélo jusqu'à la sortie du parc.
 
Et c'est parti pour les 188 km de vélo avec 3 500 m de dénivelé.
On attaque de suite par la montée qui va aux puys. Je mouline calmement pour me mettre en jambe.  Un collègue de Valence  me dépasse. Arrivée au sommet je commence à m'alimenter. Puis c'est la descente sur Savines, la vue est magnifique, vue imprenable sur le lac de Serre Ponçon. Sur le plat je relance, les jambes suivent, c'est bon signe. Je préfére prendre le maximum d'avance dans la première moitié du parcours , le temps est vraiment incertain, je ne voudrais pas avoir la pluie avant l'isoard, ce serait mauvais pour le moral. Je me fais des frayeurs dans deux virages, je vois de prés  un parapet, je réalise qu'il faut rouler plus prudemment... On passe une petite route qui fait penser au grands goulets  mais sans dénivelé, avec quelques tunnels. Je rencontre des voitures qui me génent à des moments, on se double à tour de rôle, ça fait un peu râler car il nous font perdre du temps mais bon c'est comme ça pour tout le monde. Puis arrive la portion entre Guillestre et Brunissard la route est longue et monte régulièrement nous rapprochant de l'Isoard. J'attaque les lacets, arrive à la Case Déserte, la vue et le paysage sont sublimes, encore 1 ou 2 kms et je suis au col, il fait 8° . Je regarde l'heure pour la première fois, il est midi 8. L'horaire disqualificatif est 13 heures 10, c'est bon j'ai de la marge. Il ne faudra tout de même pas s'endormir, je doute de la météo, et ne suis pas à l'abri des crevaisons. Il faut arriver à 17heures 15 à Embrun sinon disqualifiée. En haut de l'isoard, je récupère mon ravito personnel que me tend un bénévole et repars aussitôt, je commence à manger dès le début de la descente. J'arrive même à doubler du monde dans la descente bien que la route soit mouillée, je pense alors à mes collègues du cyclo de st péray qui me sèment régulièrement dans ce genre d'exercice. Il se met à pleuvoir  alors que j'ai fini la descente la plus raide, j'ai de la chance.  ça descend toujours, il pleut de plus en plus, il y a du vent, mon vélo bouge beaucoup, je regarde si je n'ai pas crevé, non. Là j'ai froid, je vais claquer des dents sur des dizaines de kilométres alors je mange pour me réchauffer et je pédale le plus possible. J'entends des gars qui vont se mettre à l'abri, moi je file, je sens que si je m'arrête, je ne repartirai plus. Je n'arrive pas à passer le grand plateau mes doigts n'ont  pas assez de force, je pense à mes gants. alors je passe ma main à l'intérieur du guidon  et arrive à faire la gymnastique nécessaire pour passer la bonne vitesse.  Je languis les grosses montées, c'est la meilleure façon de se réchauffer. Puis au 140 ème km c'est Palon, avec sa montée droite et régulière,une pente de 15 % durant 1 km 400 et un petit vent en face,  type guilherand village direction crussol toulaud. Je retrouve un concurrent qui m'avait doublé au début du vélo, il a crevé 2 fois, pas de chance. Descente, froid à nouveau, puis valloné, puis EMBRUN et direction CHALVET au dessus d'EMBRUN, ce sera la dernière montée.  Arrivée en haut de Chalvet, je regarde ma montre, suis dans les délais, bonne pour le marathon, quel soulagement. il reste environ 5 kms de descente mais il faut rester vigilante, la route est en mauvais état.

Il est 16 heures 06   je suis de retour au parc à vélo. Je  me change, je garde mon coupe vent que j'attache à ma taille, pour l'instant je n'en ai pas besoin,  l'air est frais et dans la soirée j'en aurai bien besoin ; il pourrait se remettre à pleuvoir, je prends aussi un sac poubelle... Je chausse les baskets, prends une gourde et pars pour les 42 kms de course à pied. Je commence par trottiner pour laisser le temps à mes muscles de s'adapter. au bout de 300 métres environ une première montée courte de 25 métres mais raide, je la fais en marchant. J'entends "elle marche" puis un autre "elle gère" c'est un connaisseur ! Puis je prends mon rythme de course à moi, je croise des collégues du triathlon de valence. Je mange à tous les ravitos, l'appétit est encore là c'est bon signe. Plus loin je vois mes enfants et neveux , ils sont 7 avec 1 verre dans chaque main, je prends les verres des plus jeunes, je ne peux pas faire plaisir à tout le monde... Tout le long du parcours des gens nous encouragent comme en vélo d'ailleurs. Entre coureurs on échange des mots, on ne s'ennuie pas. Au trentième km, un coureur me demande mon coupe-vent,il est frigorifié, je lui passe, puis je me souviens qu'on n'a pas le droit d'être aidé ou de se débarasser de ses affaires sous peine d'être disqualifié aussi je lui demande de me le rendre, ce qu'il fait aussitôt. Dans ma poche j'ai un sac poubelle je lui passe.  Gérer son ravito personnel, ses vêtements font parti de la compétition, dans ce genre de course c'est super important. J'ai vu un gars en slip de maillot de bain sur son vélo, quand on sait qu'en fin de matinée il a grélé et neigé en haut de l'isoard on comprend mieux... Certains ont été contraints d'abandonner à cause du mauvais temps. Au fur et à mesure du marathon je me couvre, il fait de plus en plus froid. 

Puis l'arrivée n'est pas loin, je sprinte pour me démarquer de mon voisin, car je sais que mes enfants me guettent pour venir me rejoindre, nous passons la ligne d'arrivée ensemble main dans la main, ils sont encore plus heureux que moi. Il est 21 H 46. j'ai mis 15 heures 56 minutes 28 secondes, soit 49 minutes de moins que l'année passée (natation : 1H17'42 j'ai gagné 10 mn / vélo : 8H51'15 gain 35 mn / marathon 5H30'21 gain 4 mn)... la course est finie, je repars la tête pleine de souvenirs.
Et je sais ce qu'il me reste à faire : améliorer la course à pied.

Agnès
July 15

Sortie au Mont Ventoux et Gorges de la Nesque

 

Après un report  pour cette journée du Ventoux nous nous retrouvons 17 cyclistes le 15 juin à Vaison La Romaine pour cette fameuse ascension. Il fait un temps superbe : du soleil et un léger vent du nord. A 9h 30 nous prenons le départ avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu en direction de Malaucéne, 10 km de mise en jambe, puis c’est le début de l’ascension du géant de Provence il est 10 H. Yoyo Revol lui est parti à l’envers pour nous retrouver sur le chemin du retour. Il fait vraiment un temps superbe presque pas de vent et du plein soleil. Chacun y va de son coup de pédale, la route est longue et impressionnante, mais c’est beau. Après 1h 30 d’effort pour certains 2h30 pour d’autres ce sont les retrouvailles au sommet du Ventoux où les cyclos affluent de tous les côtés. C’est le moment des commentaires où l’on apprend que Lulu a rebroussé chemin à mi-pente victime des travaux de maçonnerie de la veille et du barbecue et du «rosé»pour aller retrouver son ami Yoyo, qu’un de nos co-équipier a cassé son dérailleur (heureusement que Gino était là). Malheureusement pas d’appareil photo pour mémoriser l’événement. Après quelques palabres avec un groupe d’allemands nous nous faisons photographier en espérant sur internet pour avoir ces clichés.

Puis c’est la descente vers Sault où nous allons marqué la pause déjeuner bien méritée. Après un bon casse croûte, un demi et un café nous repartons. Certains repartis plus tôt vont faire le parcours prévue par Vacqueyras Gigondas.., les autres décident de couper court de Bédouin à Malaucène, par le col de la Madeleine. Nous en profitons pour admirer les magnifiques gorges de la Nesque et retrouver nos amis allemands qui nous reprennent en photos…

Le vent du nord souffle maintenant très fort et freine notre course vers Malaucène et Vaison La Romaine que nous rejoignons enfin vers 17h30 heureux et satisfait de notre randonnée.de 120 km. Peu après nous rejoignent le groupe des courageux qui auront fait 140 km dont la partie finale contre le vent.

 

Jean-Pierre Vergne

June 27

Bordeaux-Paris

Mon Bordeaux-Paris 2008


Mercredi 18 juin départ pour Bordeaux où avec Jocelyne nous avons passé 2 jours sympas. Tout va bien jusqu'à samedi matin. Pour commencer je n'ai pas passé une bonne nuit et devant mon petit déjeuner je me retrouve envahi par le stress (ceci ne m'était jamais arrivé) je me rends compte en fait de la distance à parcourir ; vous me direz qu’il n’est jamais trop tard. Alors que la veille j’étais impatient !

Petit à petit, tout rentre dans l'ordre je sais que je suis en forme et il serait trop bête de tout gâcher.

Il est 10h00, on se rend sur le lieu départ  qui sera donné pour nous à 14h00. Je retrouve un collègue Alain Vélotti avec qui on échange nos impressions, nos idées etc……… Mais le temps passe et il faut se préparer.


14h00 : sous une chaleur incroyable de 34° à l’ombre le départ est donné. Soit disant neutraliser 30 kms heureusement car ça roule à 50km/h, les faux plats montants coupent rapidement le peloton en plusieurs morceaux, en une heure on a déjà fait 49 kms. Avant le premier contrôle, deux gars s’échappent, ensuite une douzaine, pas question à ce moment là de faire du zèle même si les jambes répondent bien et que ça ma trotté, en plus j'étais devant à ce moment là mais les kms restant mon sûrement raisonné.

Kms 105 : premier contrôle ! On est alors plus qu’une soixantaine, il faut dire que l’on a mis 2h30 pour faire les 105 kms (my 42 km/h) on se retrouve alors juste derrière les 14 échappés et on bénéficie donc de voitures ouvreuses et de motos. Tout va bien pour nous surtout pour les traversées de villages.

A partir de 150kms, on a attaqué des bosses et oui ce n’est pas tout plat et à la surprise du groupe de bonnes bosses nous attendaient, il a donc fallu utiliser le petit plateau. On se trouvait fin des Charentes - début de la Vienne. Ca ne m’a pas fait de mal car l’allure a bien ralenti et j’ai pu respirer.

Au début de la nuit, fini les vraies bosses et on se retrouve environs 40 gars et une moyenne qui a forcément baissé : 33km/h environ.

 1h00 du matin : 350 kms effectués. A ce moment là de la nuit, ça c'est corsé, ça a roulé très vite : 35/40 km/h. Je ne vous explique pas les traversées de village et le reste ; surtout que l’on a commencé à récupérer ceux qui étaient partis à 6h00 le samedi matin. C'était assez stressant mais les jambes et surtout la tête allaient pas mal, ça aide bien !

 

 Au levé du jour : surprise ! On n’est plus qu’une vingtaine et la forme est toujours là. A ce moment là, il nous reste environ 150kms et je me dis qu'une place dans les 20 est à ma portée mais surtout je réalise que l'on va finir en moins de 20 h, mais 150kms c'est encore long alors prudence, il peut se passer encore beaucoup de chose. En effet, vers 7h00 il se met à pleuvoir et il y a du vent : franchement j’en avais pas besoin. Il fait 17/18° pas très froid mais après 480 kms, ce n'est pas pareil. Le dernier contrôle arrive, il est situé à 73 kms  de l'arrivée et quelques bordures m'ont essayé un peut  les jambes mais ça va. Par contre, je sais que ce coup ci on ne va  pas repartir ensemble du contrôle (on se l'était imposé pour la nuit) je suis complètement trempé et la pluie ma bien refroidi.Il faut que je prenne une décision qui ne va pas me faire plaisir : repartir vite et sûrement une place dans les 20 ou m'habiller et perdre un peu de temps et donc des places mais se sera toujours bon pour moins de 20h. Je choisi d'assurer le coup, je me change vite le haut, prend des bidons, de l’alimentation et on repart à 2. A ce moment là il n’y a plus que les 11 échappés et 19 de notre groupe qui sont éparpillés devant et nous derrière. La pluie s'est arrêtée les 73kms sont avalés en guère plus de 2h avec les côtes de Chaufour, Bel air et surtout Marcoussis dite « la côte de l’escargot » où il vaut mieux avoir encore un peu de jambes. Mais l’arrivée est en vue alors ça passe bien.

Pour finir l’aventure, 31éme en 19h38 - ça aurait pu faire 16 ou 18 et 19h20 (mon groupe arrive pour la 12ème place) si je ne m’étais pas arrêté ou le pire aurait pu aussi se passer, si je ne m'étais pas habillé car 73kms à faire si on est mal c'est très long. Donc je suis bien conscient maintenant d’avoir fait le bon choix. Au final 632kms (depuis 2004) 3900m de dénivelés en 19h04 donc une moyenne sans les arrêts (0h34) de 33.2 km/h à 1h00 du 1er et du 2ème et à 33’ du 3ème.

Je suis arrivé assez cuit mais rien à redire : super journée et nuit mais je pense qu’il faut bien être un peu fada. Par contre pas question d’y retourner car c’était normalement la dernière édition ; dommage car cette course existe depuis 1891 et fait partie des légendes mais 2008 devrait être pourtant la dernière !

 

Pour conclure, je tiens à remercier toutes celles & ceux qui m’ont fait part de leurs encouragements, les amis, la famille etc….. Ca aide bien. Alexandre mon fils pour ses plans d’entraînements et tous ses conseils. 

Et bien sur Jocelyne !!! Sans elle je n’aurais jamais fait ça, car elle a du m’encourager, me suivre, me faire les ravitos et là chapeau car ça a été une vraie course aussi pour elle, parce que  s'arrêter, ravitailler (aux contrôles), vite repartir et nous rattraper etc.....elle n’aura même pas eu le temps de boire un café.

Mais surtout elle a du me supporter avant et pendant et là je dois reconnaître qu’il y avait du boulot. Elle connaît bien le vélo et ça franchement ça m’a beaucoup aidé !

Pour la petite histoire, je me suis penché sur le classement du dernier Bordeaux-Paris couru par les « pros » en formule « open » et sans entraînement derrière derny en 1988 pour se rendre compte que le vainqueur Jean-François RAULT a mis 18 h 05mn 51s pour effectuer les 607 kms de cette édition, ce qui représente une moyenne horaire de 33,535 km/h (participé aussi cette année là Gilbert DUCLOS-LASSALLE et Vincent LAVENU entre autres).

Philippe

June 10

LYON MONT-BLANC LYON

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous

 

Samedi 7 juin et dimanche 8 juin, j’ai participé à la cyclo LYON MONT BLANC aller et retour. Je viens vous raconter mon périple.

 

Samedi, départ à 6h30 sous une pluie battante. Je flaire le bon groupe, douze cyclos du CT Lyon. Je m’incorpore bien et nous roulons de concert, chacun fait sa part de relais. Nous filons vers les Avenières, premier ravito contrôle. Il pleut toujours, nous prenons des forces car il nous en faudra, la journée s’annonce difficile avec ce sale temps et au vu des difficultés à venir .

 

Nous abordons le premier col de la journée : col du chat, le groupe s’effiloche dans les lacets pentus. Je me retrouve avec cinq lyonnais, nous grimpons ensemble. Au sommet : surprise ….

Tous les premiers nous attendent, c’est un fait coutumier dans leur club .

 

Nous prenons la descente vers le lac du Bourget et Mery, deuxième ravito contrôle puis s’enchaînent les cols de St Saturnin, col de Marocaz, 18 km à 4-5 % . La pluie s’est arrêté, mais pour une courte durée, sous un ciel très couvert et froid.

 

Nous nous dirigeons vers Albertville où la pluie reprend de plus belle. Troisième ravito contrôle près de Beaufort. Là nous attaquons le terrible col de Bisanne : 18 kms avec des pourcentage de 6,8,9 % . nous avons déjà 210 km dans les jambes, un brouillard froid (6°), un silence terrible et la visibilité n’est que de dix mètres, heureusement la pluie nous épargne. C’est du chacun pour soi, les plus costauds s’en vont, seuls quatre cyclos me doubleront dans la montée interminable rendue sinistre par le temps qui y règne et l’état de la route.

 

Après cela je termine le col des Saisies où la neige est visible sur les pâturages. Au ravito j’avale un thé bien chaud et salue ma famille venue en voisin, car mon fils habite dans la région.  La descente se fait dans le brouillard où je récupère pas mal de cyclos  transis par le froid.

 J’arrive à Praz sur Arly. Je me classe 17ème au scratch et 1er de ma catégorie, sur 220 concurrents au départ  le matin.

 

Les copains lyonnais sont déjà là et m’ accueillent chaleureusement. Récupération de mon sac pour le change : douche bien chaude et, cerise sur le gâteau, trois masseurs dont deux jeunes femmes. J’ai recours à eux pour mes cervicales qui ont souffert du froid et de la pluie. Après, repas et dodo car la journée a été longue, 250 km 3800m de dénivelé et 23,6 km/heur de moyenne.

 

Dimanche, levés à cinq heures, départ vers Lyon à 6h30. Je retrouve mes copains, descente vers Alberville, mais mauvaise surprise une déviation pour cause de travaux nous impose un col de 6 km à 5% de moyenne non prévu au programme, mais quand on aime, on ne compte plus …….Dur dur, surtout à froid, mais par chance il ne pleut pas, on aperçoit même un peu de ciel bleu .

 

Nous filons sur St Pierre d’ Albigny, nous attaquons le deuxième col de la journée : col du Frêne, 9 kms à 6-7 %, les jambes tournent bien. Après s’ensuivent les montagnes russes des Bauges avec de terribles « coups de cul » à 12 et 16 %, heureusement pas très longs , avant le dernier col du week-end , le col de Sapenay : 15 kms à 5-6 %, la route est bonne, le temps frais mais pas de pluie.

 

Retour sur Lyon, les jeunes du groupe font parler leur puissance, nous rentrons à 30 voire 35, et par à coups 40 km/heure. La moyenne sera de 29,6 km/heure pour 248 km et 2200 m de dénivelé.

Sur les 40 derniers kms, je ne veux plus prendre de relais au risque de le payer cash car cela va très vite.

Pour la petite histoire, je vais vous raconter une anecdote : un jeune vient à ma hauteur et me demande de prendre les relais. Je le regarde et lui demande son âge : 36 ans. Je lui répond gentiment et je lui souhaite d’être sur son vélo dans trente deux ans avec la forme que j’ai aujourd’hui. Il était fortement impressionné par mon âge et la performance que je réalisais.

 

Nous arrivons sur Lyon, nous reprenons la pluie, mais l’arrivée est là et une magnifique récompense puisque je termine 11ème ex equo avec notre groupe et 1er de ma catégorie .

 

Je vous invite à découvrir cette superbe cyclo, à tout point de vue remarquable par : son organisation,sa sécurité, par la finesse et l’abondance des ravitaillements frais et variés, par la convivialité des dirigeants du CTL qui durant ce week-end ont été aux petits soins pour tous les participants à cette épreuve.

 

Jean-Louis Gygax  9 juin 2008

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